Mirleft

Je quitte Taroudant tôt le matin – enfin vers 10h – le Ramadan étant survenu samedi, tout est très perturbé: pas de petit déjeuner pas de boutiques ouvertes, tout le monde dort encore. Ce qu’ils font tout de même bombance après la tombée de la nuit.

Pour le Ramadan, les gens mangent l’harira (soupe épaisse aux fèves, lentilles, riz et haricots secs;selon la région), des petites pâtisseries au miel, assez sucrées et des oeufs durs. Bref, tout le monde se couche tard…

Je tombe sur la côte un peu au sud d’Agadir et continue vers le sud. Voila Tiznit qui a repris saon activité habituelle, il est déjà midi, tout de même. Je romps, moi aussi, mon jeune imposé. Ca va mieux après!

Tisznit, aussi, possède une belle enceinte fortifiée. Peut-être trop bien restaurée à mon avis en utilisant des matériaux modernes à la place du pisé d’origine. Elle est dotée d’une place (place Al Mechouar) devant le souk des bijoutiers qui sert souvent aux spectacles de rue.

Je prends la route des plages, direction Aglou et Mirleft.

Comme fréquent à cette période de l’année, il y a une brume épaisse et l’air est presque froid: bienvenu après la chaleur des jours précédents.

Mirleft est un petit village en haut sur une falaise abrupte. Il faut rentrer dedanspour découvrir son vrai visage: c’est très animé.

Le principal attrait est une large rue avec des arcades où se trouvent bon nombre de magasins, hôtels et restaurants, laissant les locations de quad et de voitures etc à la route Aglou/sidi Ifni qui est sans intérêt.

rue principale

rue principale

marché2

de quoi faire des tagines

de quoi faire des tagines

Je trouve une petite chambre à l’hotel Abertih. On y est bien reçu! Repos.

Plus tard dans l’après-midi, je vais à la plage qui se trouve au nord du village avec accès parune vallée verdoyante.

En chemin: tiens, ils ontmême un club de culture physique!

club

club

le jardin de Mirleft

le jardin de Mirleft

vue de la plage

vue de la plage

une plage assez sauvage

une plage assez sauvage

Il y a très peu de monde.  On m’a dit que les gens en vacances rentrent chez eux pour le ramadan …

En rentrant, je charge deux ravissantes jeunes filles qui font du stop pour regagner le village.

Elles habitent tout près de mon hôtel et m’invitent chez elles où je rencontre la mère et la grande soeur. Il est déjà assez tard pour prendre le thé, ramadam oblige..

On se donne redez-vous pour visiter la plage du « marabout » (un saint y a sa tombe) le lendemain.

La plage du marabout.

C’est une très jokie plage avec un immense rocher au milieu.

plage du marabout

plage du marabout

plage du marabout

plage du marabout

les filles dem'Hamid

les filles dem'Hamid

Après une bonne baignade, nous décidons d’aller faire un tour à Sidi Ifni, quelques km au sud. C’est une ville de conception espagnole, un peu décatie.

Nous visitons la place d’espagne, l’esplanade et le zouk. C’était l’orgie des achats…

Voilà toute la famille qui passe des vacances sur la côte:

toute la famille à Sidi Ifni

toute la famille à Sidi Ifni

Après cette belle journée, on rentre à Mirleft.

Demain je vais prendre la route le long la côte vers Agadir.

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La route vers Agdz

Je vais maintenant quitter le grand sud en prenant une petite route longeant l’atlas de son côté sud. Le paysage est dominé par le caractère rocailleux de l’erg ou encore hamada. C’est un désert à cailloux noirs et, s’il n’y avait pas de temps en temps un oasis, assez désolant.

On passe par Alfni, Rissani, Tazzarine, N’Kob et rejoint  la vallée du Draâ que l’on remonte jusqu’à Agdz .

A Agdz, stop de réhydratation et pour manger un peu.

Ensuite, je m’engage sur une petite route, toujours au bord sud de l’Atlas, direction ouest. On passe une importante exploitation minière (nickel, molybdène) avant de remonter un peu vers Tazenakht, la ville des tapis.

Ici je passe une nuit (un peu bruyante, camions entre Ouarzazate etAgadir). Enfin l’hotel est correct et on y est bien reçu.

Route entre Tazenakht et Taroudant

Cette route, orientée également est-ouest, offre des paysages bien différents du jour précédent: beaucoup d’oasis riches et exploitations agricoles. On dirait verdoyants si l’été n’avait pas « brûlée » la plupart des coteaux. En hauteur on dévine, plutôt que les voir clairement, des villages fortifiés:

village fortifié

village fortifié

Bientôt on approche la région de Taliouine, renommée pour sa production de safran.

Cette fleur (krokus sativus Linnei) est ici cultivée à env. 1000m. La région fournit env. 7t par an, en 4ième place de la production mondiale. Les vallées autour de Taliouine sont très plaisantes: au nord, l’atlas et au sud l’antiatlas.

vallée du safran

vallée du safran

Un arrêt à la coopérative du safran impose!

J’achète quelques grammes et, surtout, je goûte au fameux thé au safran, servi par une charmante fille qui tient la boutique.

Taroudant

Je poursuis ma route vers l’ouest direction Taroudant. Cette ville est l’origine de la dynastie Saadienne. Elle a conservée comme par miracle son imposante enceinte qui renferme une medina très animée et deux grands souks imbriqués à souhait.

Je m’arrête à l’hotel Taroudant que je connais d’une visite antérieure. Je mange un petit quelquechose et remonte dans ma chambr: la chaleur est devenue écrasante…

Un incident me tire de ma stupeur: il y a hier, déjà, je trouvais une drôle d’odeur à ma valise. Maintenant je sais: une souris crevée! Elle à dû se perdre entre la garniture et la structure. Elle en est morte, la pauvre. Evidemment, tous mes vêtements sont imbibés de cette odeur de mort…Je nettoye, désodorise et aère: ça va le faire, j’espère.

Après cette mini-catastrophe, j’avoue que je n’ai plus eu le courage de prendre des photos de la ville – je vais fouiller dans mes archives et les ajouter plus tard.

route vers Merzouga

un peu à regret, je quitte le calme de mon riad « préféré » et m’engage sur la route d’Erfoud et puis vers Rissani et Merzouga. Ici on approche le véritable désert. Les dunes du Chebbi sont sans doute les plus pittoresques du sahara marocain.

Hamou, des gorges du todra, m’a donné l’adresse d’une famille dans un village, juste avant Merzouga: la famille Ouala à Hassi Labied. Leur fils, Moha, mène des touristes comme moi à dos de dromadaire dans le coeur du Chebbi pour y passer une nuit à la belle étoile. Nous partons le jour même sur le coup de 18h.

Je ne raffole pas trop des promenades à dos de dromadaire – ma hanche rouspète un peu à cause de l’écartement inhabituel; et puis, c’est très lent.

le chebbi

le chebbi

Mon dromadaire n’est pourtant pas si lent que cela et nous rejoignons une caravane de 6 filles guillerettes après une heure.

une caravane sympa
une caravane sympa

Nous resterons ensemble jusqu’à l’arrivée à nos campements respectifs.

pittoresque!

pittoresque!

Arrivés à notre campement, Moha nous fait d’abord du thé, obligé. Ensuite il s’occupe à nous préparer un tagine monstre pour laquel deux gars de Wales nous joignent.

En attendant, la nuit tombe et on discerne au fur et à mesure de l’obscurité, de plus en plus d’étoiles: le ciel est un spectacle extraordinaire ici. J’observe, ravi, ce spectacle couché sur mon dos .

La nuit à la belle étoile apporte un peu de fraîcheur, mais pas assez…

On prévoit se lever vers 5 h pour admirer le lever de soleil.

en attente du lever

en attente du lever

Mon dromadaire, aussi, est déjà debout. Quoique un peu entravé…

mon dromadaire

mon dromadaire

Hélas, le matin pointe et le ciel est un peu couvert, donc pas de lever de soleil extraordinaire. Les premières caravanes commencent le retour.

caravane au petit matin

caravane au petit matin

Il est prévu de prendre le petit déjeuner au retour dans le village, je commence à avoir faim.

De retour à Hassi Labied, on me montre ma « demeure », une maison en pisé, magnifiquement décorée à l’intérieur. Il ne manque de rien: réchaud, frigo, une immense chambre aérée, douche, WC  et ventilo.

Je passe le reste du jour à me reposer et me rafraîchir.

Le soir, je fais un petit tour à Merzouga à quelques km d’ici. Rien à signaler, mon village est tout de même plus sympa.

Ce soir, je vais manger avec ma famille; on prépare un couscous. Il sera servi en plat unique pour toute la famille, gigantesque. Je pense qu’il y a un poulet entier sous les légumes. C’est étonnant, mais tout ce plat géant a fini par disparaître.

Après quelques tranches de melon, cultivé aux abords du lac voisin, je prends le chemin de mon lit à quelques mètres de là.

Chemin vers les gorges du Todra

La route de Ouarzazate vers les gorges du Todra passe par Skoura, El Eklâa, Boumalne (accès des gorges du Dadès) et Tinerhir.

Le paysage n’est pas très intéressant: plat et rocailleux avec les montagnes assez lointaines.

A Boumalne on cultive les roses et fabrique toute sorte de produits a base de cette fleur. On dit que la rose fut importée dans la region depuis la meque et a bien pris racine…

une formation rocheuse curieuse

une formation rocheuse curieuse

Mais plus on avance dans la vallée, plus la présence de l’eau se fait ressentir: des palmeraies plus nombreuses et une baisse de la température.

A Tinerhir, on s’engage dans la montée de 15 km vers l’endroit le plus serré des gorges. Des murs de roches impérieuses menacent d’écraser la petite voiture.

des gorges imposantes

des gorges imposantes

Tout le long du trajet, au fond de la gorge, le Todra fournit de l’eau en abondance pendant toute lannée: une symphonie de verdure!

J’arrive enfin au riad où je compte marrêter. L’accueil y est toujours aussi chaleureux qu’il y a 4 ans. Je goûte la belle fraîcheur de la cour intérieure.

le riad du Todra

le riad du Todra

La température en haut des gorges est beaucoup plus agréable et je peux me détendre…

Il est temps pour une sieste bien meritée!

16/08/09

J’ai un peu la flemme et je me repose.

Je descends tout de même avec le propriétaire, Mamou, à Tinerhir pour régler un problème de taille: le système de mon fidèle Asus n’a pas résisté à un changement de réglage inopportun et déclare forfait. Je dois me procurer un lecteur de carte photo, ce que faisait l’asus à merveille. Je dois télécharger aussi deux programmes de traitement d’images (l’asus y excellait) à rajouter sur ma clé à tout faire. Et ça marche de nouveau – le texte va devoir se faire au vol dans les Cyber… Avec un peu de chance, je trouverai un Cyber assez rapide pour réparer les dommages sur mon Asus: à Agadir, sans doute.

17/08/09

Aujourd’hui c’est le souk à Tinerhir et je descends avec le chef pour faire des achats.

Le terrain du souk se trouve un peu à l’extérieur de la ville dans un terrain rocailleux: Quelle chaleur!!!

ne cherchez plus...

ne cherchez plus...

On trouve de tout sur ce marché:

et encore

et encore

oignons doux et parfumés

oignons doux et parfumés

de belles courges

de belles courges

Après le marché, je me ballade encore un peu dans les gorges. Moi, j’ai acheté des amandes et résisté à l’achat des premières dattes de l’année: je les trouve encore un peu sèches…

très fertile au fond...

très fertile au fond...

au point le plus serré

au point le plus serré

végétal et minéreal

végétal et minéral

nature luxuriante!

nature luxuriante!

Demain, on fera route vers le désert, le vrai. Je redoute tout de même la chaleur qui va y régner.

Aït-Benhaddou, Ouarzazate et Aït-Aourit

Après ces deux jours « idylliques », il est temps de continuer mon voyage. Je rejoins la grande route nord-sud jusqu’à l’embranchement vers une autre grande kasbah: Aït-Benhaddou. Je trouve bien l’indicateur, mais il s’agit d’une piste impraticable par ma voiture: trop risqué. Pourtant, sur ma carte, il y a bien une route correcte. L’énigme se résoud quelques km plus loin: un vrai embranchement et non pas un trail pour dromadaires 4×4. Cette kasbah se trouve dans un décor superbe.

vue sur Aït-Benhaddou

vue sur Aït-Benhaddou

Mais elle est trop bien adaptée au tourisme et assez dénaturée par une réhabilitation trop rapide. Dommage!

On arrive à Ouarzazate en passant les studios Atlas où on à tourné plein de peplums bibliques et autres…il parait que cela vaut une visite…

Ouarzazate est une ville récente, datant du protectorate français. Le centre ville est assez agréable le seul monument ancien est la kasbah la plus importante des Glaouis, restaurée par l’UNESCO, elle.

Un gars à l’entrée m’assure que la visite de l’intér ieur n’est plus possible depuis la restauration et m’entraine vers la medina et le mellah que je voulais visiter de toute façon. Bien sûr, ce n’était pas vrai et je me trouve rapidement dans un magasin de tapis – merci non, on connait.

Je me  débarrasse du menteur très encombrant et peux enfin visiter en paix.

dans la medina

dans la medina

coin du mellah

coin du mellah

En sortant de la medina, je trouve la véritable entrée de la Kasbah.

J’admire la richesse des décorations représentant l’énorme fortune du pacha. Quelques belles photos et je m’arrête.

entrée

entrée

panneau décoré

panneau décoré

un autre panneau

un autre panneau

décoration de mur

décoration de mur

un blason

un blason

décor du plafond de la grande salle

décor du plafond de la grande salle

 

théatre de plein air

théatre de plein air

un canon bien chargé

un canon bien chargé

 

Il fait bien trop chaud pour plus, même à 19h!

Telouet et vallées aux environs.

Je me lève pas trop tôt, mal dormi et, avec la chaleur, une tendance aux crampes-une cure au magnesium s’impose!. Je fais ma toilette, douche froide parce que Saïd a oublié de mettre le chauffe-eau en route, et j’attends le réveil du reste de la famille.
Petit déjeuner avec le bon pain marocain, vache qui rit, confiture, lait des montagnes, Nescafé et thé à la menthe.
Je me mets en route, en passant par le village, vers le château. Je réveille également le gardien de la clé, décidemment, 10h est un peu tôt pour tout le monde…

l'entrée de la kasbah

l'entrée de la kasbah

Enfin, la grande clé, pesant 500 g, tourne dans la serrure. L’énorme porte en bois s’ouvre.
Directement en entrant on arrive sur la cour ouverte de spectacles avec le balcon du pacha. Le terrain est très incliné et dallé de façon irrégulière, je me demande tout de même pour les spectacles de danse?
Une porte, richement ornée, mène à l’intérieur.

la porte de la maison

la porte de la maison

Puis, une salle de tribunal avec salles d’attente et on entre dans la partie plus privée de cette kasbah de grand standing. Au passage, on note la présence d’un groupe électrogène et d’une salle d’accumulateurs; on était très moderne du temps d’avant guerre.
Une splendide salle de réunion  (400 ouvriers pendant 4 ans, ça sent les contes d’enfants, mais nous dit que les décors sont extrêmement élaborés).
Voici une idée de la coupole en stuc et mosaïque:

la coupole en stuc

la coupole en stuc

De grandes ouvertures ornée de ferronnerie donnent de belles vues sur le village et la couronne des montagnes au-dessus.

village vu de la kasbah

village vu de la kasbah

vue d'une fenêtre

vue d'une fenêtre

 Le reste de ce monument commence à ce délabrer: des zelliges sont tombés, les murs et planchers en tadelakt s’effritent. Hélas, le Maroc n’a pas encore les moyens d’entretenir ces joyaux témoins du passé. L’UNESCO peut-être? Ils sont  très bien intervenus pour la kasbah d’Ouarzate.
Au retour, je passe chez le marchand de tapis pour chercher le mien. Un tapis de « bienvenue »,  il est typique de la région: tissé en laine et brodé de soie de fibres de cactus teintées de coloris naturels, on n’en voit nulle part ailleurs, c’est la vallée de Telouet!
Évidemment, cet achat s’accompagne de moult verres de thé.
Je rentre sous la chaleur écrasante de midi et m’accorde une sieste prolongée après le repas. Même Saïd, qui a bien bossé sur son premier étage toute la matinée (enfin, de 9h à 13h), fait la grande pause. Tout ce monde redevient actif que sur le coup de 17h.
Saïd me propose de visiter la mine de sel, un peu plus loin dans la vallée. On y va! 
La mine de sel est actuellement fermée, mais l’eau qui filtre au travers des roches se charge de sel et en sortant au jour, laisse d’épais dépôts sur le sol.

dépôt de sel

dépôt de sel

on dirait de la neige...

on dirait de la neige...

C’est d’un blanc éblouissant, on dirait de la neige!
Les parois et le rocher est rouge sombre, la couleur dominante de la vallée.

roche et sable

roche et sable

Mais il y a aussi des massifs couleur gris verdâtre. Évidemment, les villages, construits avec les matériaux sur place, reflètent ces coloris.

un village chaméléon

un village chaméléon

Nous continuons vers le sud et rendons visite à un copain ferronnier de Saïd qui nous propose de rendre visite à la coopérative des tisseuses de tapis. Maintenant le chemin devient cahoteux et je laisse le volant à Saïd qui se débrouille beaucoup mieux que moi. Je crains toutefois pour les pneus.
La vallée semble assez prospère: pas mal de grandes demeures, beaucoup de maraîchage grâce à la présence abondante d’eau. Voici l’endroit de préférence des mômes et des chevaux et autres burros.

de l'eau our tout le monde

de l'eau our tout le monde

Près d’ici, il fallait laisser la voiture et monter à pied. On est en hauteur (1800m) et l’air est frais. J’arrive à monter sans trop de peine après mon « entrainement » en Suisse et dans le Vaucluse…

Malheureusement, les tisseuses étaient introuvables, les belles tomates trop chères pour Saïd mais il nous reste encore la visite d’une belle maison d’hôtes avec le traditionnel verre de thé.

un "salon" typique

un "salon" typique

autour d'un thé

autour d'un thé

 La nuit commence à tomber sérieusement lorsque nous descendions enfin. On était de retour à la maison vers 22h: douche, dîner et dodo!

Mon voyage au Maroc.

Départ très tôt!

L’avion part à 6h40.

Un vol sans histoires avec la compagnie Transavia (Air France-KLM en lowcost).

L’attente à l’immigration à Marrakech-Menara est un peu flippante, vue la chaleur de cette belle matinée d’été: ultra lent!!! 

Enfin, j’en sors, le loueur de voiture est présent à la sortie et me voilà au volant d’une Chevrolet qui a vu de meilleurs jours…

Direction Ouarzazate.

D’abord un début un peu plat jusqu’à Aït Ouir et puis, ça monte de plus en plus vers le col de Tizz ‘n Tichka. La route devient carrément folle à partir du village de Taddert. 

route vers Tizz 'n Tichka

route vers Tizz 'n Tichka

Je ne m’arrête pas au col: c’est un peu la foire et puis, la vue était meilleure un peu en-dessous…

Maintenant, faut pas rater l’intersection vers Telouet!

On s’enfonce rapidement dans une vallée qui verdit au fur et à mesure que l’on descend. Le paysage de l’Atlas est minéral au plus haut point. Malgré cela, en descendant dans la vallée, oliviers, amandiers et même noyers se font de plus en plus nombreux. Ici, à 1800 m, on cultive également du blé de montagne (épautre?) et de l’orge.

 

début de la vallée de Telouet

début de la vallée de Telouet

 

arbres de la vallée

arbres de la vallée

Les quelques villages au fil de la route étroite sont profondément imbriqués dans les rochers rouges.

rouge comme la terre

rouge comme la terre

 Enfin, on approche Telouet, on voit la grande kasbah des Glaouis de loin.

La dynastie des Glaouis était bien vue sous le protectorat Français: Le roi légitime en exile, le Glaoui-chef ou pacha régnait à sa place, sous gouvernance française.

La grogne populaire a fait revenir le roi, le pacha, « le Glaoui »  présente ses excuses et le Maroc était de nouveau maître de son destin.

La province de Ouarzazate est le fief de cette « tribu » qui tirait sa grande fortune de la mine du sel située près de Telouet. Nombre de Kasbahs, plutôt des palais, en témoignent toujours.

A l’entrée du village, un propriétaire (Saïd Tousani) m’invite à voir ses chambres d’hôte: c’est très mignon et confortable et je décide de rester. Pension complète.

Après une bonne sieste, vraiment, il fait très mais très chaud, je me ballade dans un village entièrement dans son jus: belles maisons en pierre, en pisé et aussi des ruines, le tout dans un rouge sombre.

dans le vieux village

dans le vieux village

Je finis ma ballade devant la formidable Kasbah qui, partiellement en ruine. Elle est magnifique, un château! Malheureusement il est un peu tard et je me contente d’un tour extérieur de la bâtisse.

Ce que l’on voit aujourd’hui provient de trois époques de construction depuis 1700. Les parties les plus anciennes, en pisé, ne sont plus que des ruines. Les constructions ultérieures se faisaient en pierres sèches.

vue de la Kasbah

vue de la Kasbah

 

juste en-dessous

juste en-dessous

 

la partie la plus vieille

la partie la plus vieille

Je prends rendez-vous avec le gardien de la clé (500 g!) pour une visite le lendemain et un thé chez ses copains…

Une dernière vue des montagnes et de la vallée et on rentre.

vue depuis la kasbah

vue depuis la kasbah