30/08/09

Aujourd’hui, je continue mon voyage vers le nord. Mais avant…
Heureusement, cette vénérable institution qu’est la pâtisserie Drisse est déjà ouverte à 8h et je déguste un déjeuner de qualité dans un cadre calme avant de rejoindre ma voiture extra-muros.

Petite bagarre avec le laveur de voitures qui voulait son dû, lavé ou pas;  j’ai gagné de justesse…

La sortie d’Essaouira était un cauchemar: 25 km de chantier, ils mettent la route de Marrakech à 4 voies. Du coup, plus de pancartes du tout et je loupe l’embranchement de la route côtière. Je tombe à Ounara sur la grande route (N°1) qui mène à Casa. Elle est par bonheur bonne, roulante et très variée. On a par contre intérêt d’observer  les limitations de vitesse: des radars mobiles tout le long.

Vers la fin du parcours, j’ai le choix de joindre Safi par la grande route ou par la route côtière. L’approche de la mer est un spectacle! La petite route monte et descend, semblable à des vagues, jusqu’à rejoindre celles de la mer 15 km plus loin. Ici, les champs sont clos par de beaux murs en pierre sèche.

un beau mur en pierre sèche
un beau mur en pierre sèche

Après, c’est l’entrée dans Safi par le complexe chimique (phosphates et pétrole) au sud de la ville. Suivis par les conserveries (sardines).

 J’ai du mal à rejoindre l’hôtel Anis parce que la rue y menant est prise par le grand marché du ramadan – toute la journée pendant tout un mois.
Enfin je suis très confortablement installé à l’Anis. Avec un marché de rue gigantesque à ma porte.

A midi, au restaurant, je fais la connaissance d’un potier – Safi est une ville de poterie de renom – et je peux lui poser la question qui me trotte dans la tête: ma cuisine est carrelée d’anciens carreaux en ciment coloré. Ce carrelage est maintenant très abîmé et je ne pense pas qu’il soit récupérable. J’ai entendu dire que ce type de carrelage est toujours fabriqué au Maroc.
Effectivement, la réponse est oui et mon potier (Saïd) va me guider vers l’usine idoine. Sur place, j’apprends que l’on peut fabriquer ces carreaux à l’identique selon modèle ou d’après une bonne photo. Et cela ne coûtera pas très cher. Je suis drôlement tenté… Demain, quand l’usine sera ouverte, je pourrais voir des échantillons.
Pour le soir, j’ai encore rendez-vous avec mon potier. Il va montrer où sont les restaurants qui servent du poisson. On en trouve sur la corniche qui n’était pas encore aménagée lors de ma dernière visite (en fait, Safi s ‘est drôlement embellie, la visite du roi y serait pour quelque chose?).
Le poisson était de première fraîcheur: calamar, petites soles et des morceaux de raie; un régal! Et je rentre pour une bonne nuit, il est déjà très tard (le ramadan impose un rythme journalier un peu particulier).
Le lendemain, vers 10h, je vais visiter le quartier des potiers et voir les carreaux de ciment coloré. Hélas, le potier d’hier n’a pas d’échantillons à nous montrer. Du coup, on va voir quelqu’un d’autre. Il a des modèles en pagaille – quoique moins élaborés que ce qu’il me faut, mais il fabrique selon modèle et ceci à 2DH/pièce. Reste à voir le coût du transport.
Maintenant, les poteries. Au-dessus, il y a un marabout qui surveille:

marabout du quartier des potiers

marabout du quartier des potiers

On peut voir toutes les étapes depuis l’argile jusqu’au produit fini:

tour à pied

tour à pied

prêts à être enfournés

prêts à être enfournés

premier séchage

premier séchage

la décoration
la décoration
anciens fours

anciens fours

four moderne au gaz
four moderne au gaz

En conclusion, Safi estbien une ville qui mérite que l’on s’y  arrête: les belles fortifications, la vie dans les rues et l’excellent poisson que l’on sert sur la corniche.

 

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