D’Agadir à Essaouira.

J’arrive à me trouver un petit déjeuner de bonne heure sur la place du Talborjt. Au coup de 9h, je suis sur la route menant vers le nord.
Cette route est très variée: promontoires rocheux, battus par la houle, dunes et paisibles plages alternent avec des petits champs et quelques bananeraies. Les vues sur l’océan sont superbes!
Au bout d’env. 100Km, le caractère du paysage change et c’est l’arganier qui commence à dominer en approchant d’Essaouira. Les arganiers, ressemblants plutôt à des arbustes, occupent toutes les collines-les formations rocheuses plus au nord ont été remplacées par un relief plus doux.

Les gens de cette région ont bien saisis l’apport financier des produits de l’arganier depuis que l’huile d’argan est devenue à la mode: on voit maintenant des coopératives d’argan dans tous les villages.
La petite histoire que l’on raconte aux touristes comme quoi les fruits d’argan doivent passer par le canal digestif des petites chèvres qui grimpent dans les arbres est tout à fait fausse de nos jours. D’abord, il n’y a pas assez de troupeaux de chèvres pour satisfaire la demande d’huile culinaire ou cosmétique et puis on m’a expliqué que l’on laisse « pourrir » les fruits pendant tout l’hiver après la récolte et les enveloppes se séparent facilement des noyaux renfermant l’amande. Je pense même que ce processus est maintenant mécanisé.
Néanmoins il reste qu’il faut casser les noyaux pour extraire l’amande, la torréfier (on ne torréfie pas les amandes destinées à l’usage cosmétique) et presser, opérations plus ou moins manuelles.

Essaouira.

Cette ville, autrefois charmante, s’est considérablement agrandi depuis ma première visite en 2002. Sûr, la vieille ville avec ses remparts, sa médina et son mellâh et le port de pêche et les chantiers semble toujours intact et en activité, mais le tout est « enrobé » d’une épaisse couche de « chasse au touriste ». Toujours plus cher pour toujours moins de services. Et ça commence au parking…
Je vais m’employer tout de même à retrouver le charme d’antan.

J’ai pu avoir une chambre à l’hôtel Smara, directement sous les remparts de la scala. Et, en ce moment, je suis entrain de taper ma petite histoire sur la terrace qui donne sur la scala de ville, le port et les îles poupouraires. Ça au moins est encore comme avant!

la côte vue depuis la scala

la côte vue depuis la scala

Voyons voir la médina. Il n’y a pas trop de changements.

rue de la médina

rue de la médina

C’est vrai, dans cet espace confiné, on ne peut que restaurer ou alors démolir et refaire à neuf. Ce n’est pas le cas, bien que une réfection des infrastructures me semble indispensable pour éviter l’insalubrité…
Par contre le mellah, lui, a été mis à terre pour la moitié et des grands chantiers commencent. C’est vrai, cette partie de la ville était carrément croulante.

le mellah éventré

le mellah éventré

A midi, je me suis laisser faire par les arnaqueurs de grilleurs de poissons et autres fruits de mer qui ont leur quartier à l’entrée du port. C’est un peu cher, mais la fraîcheur y est! Si seulement ils pouvaient améliorer tant que peut ce qui est contact avec le client: rude et tellement bruyant que l’on a du mal à manger en paix.
Promenade obligée dans le port.

l'entée du port

l'entrée du port

petits bateaux

petits bateaux

bateaux de pèche

bateaux de pèche

prêts à partir

prêts à partir

vue de la ville depuis le port

vue de la ville depuis le port

Ici, dans la cohue de la criée, on a essayé de me voler mon appareil photo. Vu son poids, je me suis immédiatement aperçu qu’il avait quitté ma poche. J’ai pu attraper aussitôt le malfrat, qui était tellement étonné de ma réaction rapide qu’il m’a laissé reprendre mon appareil sans résister avant de se fondre dans la foule en un seul bond. Ça c’est donc bien terminé…
demain je vais essayer de trouver encore quelques beaux sujets de photo et puis, ce sera le départ vers le nord: Safi et ses poteries.

la médina le matin

la médina le matin

médina

médina

Publicités