La route vers Agdz

Je vais maintenant quitter le grand sud en prenant une petite route longeant l’atlas de son côté sud. Le paysage est dominé par le caractère rocailleux de l’erg ou encore hamada. C’est un désert à cailloux noirs et, s’il n’y avait pas de temps en temps un oasis, assez désolant.

On passe par Alfni, Rissani, Tazzarine, N’Kob et rejoint  la vallée du Draâ que l’on remonte jusqu’à Agdz .

A Agdz, stop de réhydratation et pour manger un peu.

Ensuite, je m’engage sur une petite route, toujours au bord sud de l’Atlas, direction ouest. On passe une importante exploitation minière (nickel, molybdène) avant de remonter un peu vers Tazenakht, la ville des tapis.

Ici je passe une nuit (un peu bruyante, camions entre Ouarzazate etAgadir). Enfin l’hotel est correct et on y est bien reçu.

Route entre Tazenakht et Taroudant

Cette route, orientée également est-ouest, offre des paysages bien différents du jour précédent: beaucoup d’oasis riches et exploitations agricoles. On dirait verdoyants si l’été n’avait pas « brûlée » la plupart des coteaux. En hauteur on dévine, plutôt que les voir clairement, des villages fortifiés:

village fortifié

village fortifié

Bientôt on approche la région de Taliouine, renommée pour sa production de safran.

Cette fleur (krokus sativus Linnei) est ici cultivée à env. 1000m. La région fournit env. 7t par an, en 4ième place de la production mondiale. Les vallées autour de Taliouine sont très plaisantes: au nord, l’atlas et au sud l’antiatlas.

vallée du safran

vallée du safran

Un arrêt à la coopérative du safran impose!

J’achète quelques grammes et, surtout, je goûte au fameux thé au safran, servi par une charmante fille qui tient la boutique.

Taroudant

Je poursuis ma route vers l’ouest direction Taroudant. Cette ville est l’origine de la dynastie Saadienne. Elle a conservée comme par miracle son imposante enceinte qui renferme une medina très animée et deux grands souks imbriqués à souhait.

Je m’arrête à l’hotel Taroudant que je connais d’une visite antérieure. Je mange un petit quelquechose et remonte dans ma chambr: la chaleur est devenue écrasante…

Un incident me tire de ma stupeur: il y a hier, déjà, je trouvais une drôle d’odeur à ma valise. Maintenant je sais: une souris crevée! Elle à dû se perdre entre la garniture et la structure. Elle en est morte, la pauvre. Evidemment, tous mes vêtements sont imbibés de cette odeur de mort…Je nettoye, désodorise et aère: ça va le faire, j’espère.

Après cette mini-catastrophe, j’avoue que je n’ai plus eu le courage de prendre des photos de la ville – je vais fouiller dans mes archives et les ajouter plus tard.