route vers Merzouga

un peu à regret, je quitte le calme de mon riad « préféré » et m’engage sur la route d’Erfoud et puis vers Rissani et Merzouga. Ici on approche le véritable désert. Les dunes du Chebbi sont sans doute les plus pittoresques du sahara marocain.

Hamou, des gorges du todra, m’a donné l’adresse d’une famille dans un village, juste avant Merzouga: la famille Ouala à Hassi Labied. Leur fils, Moha, mène des touristes comme moi à dos de dromadaire dans le coeur du Chebbi pour y passer une nuit à la belle étoile. Nous partons le jour même sur le coup de 18h.

Je ne raffole pas trop des promenades à dos de dromadaire – ma hanche rouspète un peu à cause de l’écartement inhabituel; et puis, c’est très lent.

le chebbi

le chebbi

Mon dromadaire n’est pourtant pas si lent que cela et nous rejoignons une caravane de 6 filles guillerettes après une heure.

une caravane sympa
une caravane sympa

Nous resterons ensemble jusqu’à l’arrivée à nos campements respectifs.

pittoresque!

pittoresque!

Arrivés à notre campement, Moha nous fait d’abord du thé, obligé. Ensuite il s’occupe à nous préparer un tagine monstre pour laquel deux gars de Wales nous joignent.

En attendant, la nuit tombe et on discerne au fur et à mesure de l’obscurité, de plus en plus d’étoiles: le ciel est un spectacle extraordinaire ici. J’observe, ravi, ce spectacle couché sur mon dos .

La nuit à la belle étoile apporte un peu de fraîcheur, mais pas assez…

On prévoit se lever vers 5 h pour admirer le lever de soleil.

en attente du lever

en attente du lever

Mon dromadaire, aussi, est déjà debout. Quoique un peu entravé…

mon dromadaire

mon dromadaire

Hélas, le matin pointe et le ciel est un peu couvert, donc pas de lever de soleil extraordinaire. Les premières caravanes commencent le retour.

caravane au petit matin

caravane au petit matin

Il est prévu de prendre le petit déjeuner au retour dans le village, je commence à avoir faim.

De retour à Hassi Labied, on me montre ma « demeure », une maison en pisé, magnifiquement décorée à l’intérieur. Il ne manque de rien: réchaud, frigo, une immense chambre aérée, douche, WC  et ventilo.

Je passe le reste du jour à me reposer et me rafraîchir.

Le soir, je fais un petit tour à Merzouga à quelques km d’ici. Rien à signaler, mon village est tout de même plus sympa.

Ce soir, je vais manger avec ma famille; on prépare un couscous. Il sera servi en plat unique pour toute la famille, gigantesque. Je pense qu’il y a un poulet entier sous les légumes. C’est étonnant, mais tout ce plat géant a fini par disparaître.

Après quelques tranches de melon, cultivé aux abords du lac voisin, je prends le chemin de mon lit à quelques mètres de là.