Je vous invite à suivre mes tribulations au Maroc.

Ce pays est plein, plein, de beautés :

  • les marocains et marocaines (gazelles et gazous) , chaleureux et accueillants et, intéressant pour les français, parlant le plus souvent français (sinon, essayez votre espagnol…)
  • les paysages variés : les côtes de  la méditerranée et de l’atlantique, les montagnes et le désert
  • les marchés à El Jadida, Safi, Tiznit, Mirleft et Sidi Ifni
  • la cuisine : tagines, cous-cous, pastilla, fritures de poissons et fruits de mer préparés sur la plage par les pêcheurs (oursins, dormeurs, moules, les huitres du lagon d’Oualidia
  • l’artisanat du bois,  la poterie, les carrelages

suivez-moi et bon voyage!

05/09/09
Marrakech.
La route depuis El Jadida est très monotone, d’immenses plaines pierreuses; on y cultive, tout de même,  surtout des cucurbitacées en variété étonnante.

A un endroit, à env. 70Km de Marrakech, les raisins dominent l’offre de bord de route; on en vend par panier entier!
J’arrive à Marrakech vers 11h30, la mauvaise heure du point de vue de la circulation. Mais je me débrouille et j’arrive à l’hôtel CTM directement sur la place Djema-el-Fnaa. Chambre convenable ET garage!!! La clim n’est pas de trop considérant la température de Marrakech en début septembre.
Je prends contact avec Pit Lane, mon loueur de voiture et règle les questions de  location. Me voilà piéton.
Il fait tellement chaud que je fais mes promenades par petites doses. Voici Djema-el-Fnaa en fin d’après-midi:

la place de Djema-el-Fnaa

la place de Djema-el-Fnaa

une des délicatesses...

une des délicatesses...

Je dîne à l’Argana à la réputation surfaite et je rentre: je suis claqué.

06/09/09

Petit déjeuner au Toubkal, juste à côté et je jette un petit coup d’oeil dans les souks: ça roupille.

Les jardins Majorelle.

Je prends un « petit taxi » pou revoir les jardins Majorelle. Ces jardins, conçus par le peintre Majorelle, puis repris par Yves St.-Laurent, se trouvent à l’est de la ville nouvelle de Gueliz. Ces jardins étaient encore dans l’état où les à laissés Majorelle en 2002, maintenant, c’est St.-Laurent qui a laissé son empreinte: très dessinés, tirés à quatre épingles, une foule de cactées – on dirait une création du sculpteur Manrique – bref, une certaine froideur et surtout: un point de passage obligé de tous les  visiteurs de la ville. Quelle foule!

vert et cobalt

vert et cobalt et rose

les nénuphars

les nénuphars

beaucoup de cactus

beaucoup de cactus

Un point positif: il y a un nombre généreux de bancs, ouf… je peux laisser descendre un peu ma température et mon pouls, prendre quelques photos avant de redescendre vers la médina.
Petite collation au Toubkal et sieste.

Je me réveille au bruit du tonnerre: du jamais vu, un orage violent sur Marrakech. Bon, ça a duré une demi-heure, mais qu’est-ce qui est tombé! Même le soir les flaques d’eau rendaient les choses difficiles aux flâneurs.

la place sous la pluie

la place sous la pluie

Dimanche soir, il faut marquer le coup, je me mets en quête d’un restaurant de la médina dont on m’a dit beaucoup de bien. Hélas, enfin trouvé, il montre porte close: tant mieux, quelqu’un du quartier m’ éclairé sur les tarifs, prohibitifs.
J’atterris chez Omar qui a bonne réputation. C’est bon sans plus; le service exécrable!

Ce lundi, la chaleur est de nouveau au rendez-vous; je n’ai rien demandé, moi…

J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui. Enfin, pas grand chose.

Voici une photo du fameux minaret de la Koutoubia, visible de loin:

la koutoubia le soir

la koutoubia le soir (c'est flouche)

Demain, je vais prendre mon avion de bonne heure. Je serai à Orly vers midi.

Un beau voyage qui s’est terminé!

4/09/09
D’Oualidia à El Jadida.

fleur toute fraîche le matin

fleur toute fraîche le matin

La route passe en haut d’une marche et surplombe un ruban de terre assez plat, au niveau de la mer. Il est protégée de l’océan par une barrière rocheuse et une dune. Il y a une tendance à former des lagons, cela dépend de la présence d’une brèche dans la roche. Cette disposition forme une bande de bien 600m de large et se prête à un maraîchage intensif.
Là ou la mer réussit à pénétrer, il se forme un lagon et on trouve souvent des salines avec une petite production de sel de mer.
Ce jardin d’env. 75Km de long est brutalement coupé par de l’industrie lourde et un port important à l’approche d’El Jadida.

El Jadida.
Ensuite, on entre dans la ville en longeant le développement urbain assez fantomatique de Sidi Bouzid. Les immeubles semblent tous vides…
Il y a eu un effort de nettoyer le front de mer du côté sud des constructions insalubres, mais il faudrait maintenant construire quelque chose de joli à la place.
J’ai enfin la cité portugaise en vu: inchangée depuis sa construction. J’irai faire un tour cet après-midi.
Mon hôtel habituel est fermé pendant le ramadan. Je dois me trouver un autre: l’hôtel Agdal dans la médina. Il ressemble beaucoup à un cloître, des cellules autour d’un carré de verdure exubérante: bananiers, grenadiers, figuiers et des lauriers roses. Le tout est assez agréable et frais. Mais les sanitaires…

Des lavabos dans chaque chambrette, douche (1) froide des deux côtés, des WC (2) un « à la turque » et un « européen ». C’est tout! Les chambres minuscules sont propres.
El Jadida est typique d’une petite ville pendant le ramadan: Le matin, on ne trouve ni café ni restaurant ouvert. Heureusement, un restaurant à peu près correct, La Broche, annonce des heures d’ouverture, tardives!, pour pallier la faim des touristes non-musulmans.
A midi, la cité portugaise se réveille doucement. Le Cyber qui s’y trouve, géré par une femme, est déjà ouvert – souvent les hommes ferment le magasin à toute heure en prétextant le ramadan, la prière et que sais-je pour aller roupiller à l’ombre.
Le ramadan et le tourisme ne font pas bon ménage, mais El Jadida remporte le pompom!
Quand je voulais faire le tour des remparts un peu plu tard, tout les accès étaient déjà bouclés pour la journée. La même chose pour la visite de la citerne portugaise (Othello d’Orson Welles). Tant pis, pas de photos…
Si, tout de même:

zelliges sur le mur d'une maison en démolition

zelliges sur le mur d'une maison en démolition

marché le soir dans la médina

marché le soir dans la médina

El Jadida, tout les commerces fermée, n’est pas très drôle…

Là- dessus, je décide de partir tôt demain matin pour Marrakech.

1/08/09

Safi à Oualidia

Ce matin, le programme est relativement chargé. Je dois encore me rendre à un magasin de carreaux de ciment – du sérieux m’a dit un gars de nom, pas sérieux celui-là, de Picasso. Mais puisqu’il est décorateur de céramique et peintre,oui!, et que ce magasin est proche de l’hôtel, j’ai pris rendez-vous pour le coup de 10h (avant, pas de bonheur pendant le ramadan!). De là, on m’envoie avec un gars du magasin à l’atelier. Et là je vois une vraie manufacture de très beaux carreaux de ciment coloré.

presse à carreaux

presse à carreaux

 C’est un procédé plus ou moins complexe selon le dessin et le nombre de couleurs. Il implique de gabarits métalliques pour séparer les pâtes de couleurs différentes et de toutes façons une presse hydraulique pour comprimer d’abord la couche colorée et puis la couche semelle par-dessus le tout. Après, le carreau est séché et modérément « cuit ». Le prix de ces merveilles d’un artisanat ancestral, se situe entre 1 et 3 DH selon la complexité et les couleurs. Pas cher si l’on considère tout le soin que demande cette fabrication. Et le résultat est magnifique!

Ensuite, recherche d’une station service pour l’essence et la pression des pneus. Pas sans peine puisque un des enjoliveurs était très mal mis et cachait la valve…et évidemment ne voulait pas se laisser faire.

Enfin on est parti. J’admire en chemin la très sauvage plage de Lalla Fatna, au pied de falaises déchiquetées. Mais elle est envahie par un genre de campement sauvage, très bidonville, et très sale. C’est dommage pour cette magnifique plage.

Ensuite, il y a la plage du cap Beddouza.

le phare du cap Beddouza

le phare du cap Beddouza

Belle plage de couleur sucre de canne roux, mais défigurée par un développement touristique non abouti, cela n’a pas changé depuis trois ans. Dommage aussi, elle mérite mieux!

Oualidia

Et c’est bientôt Oualidia. Je note en arrivant, dans un village juste avant la ville, un autre artisan de zelliges; décidément…

Je descends à « l’Araignée gourmande », la bien nommée: elle fait hôtel et toute sorte de fruits de mer. Depuis la terrace du restaurant, on a une vue sur le lagon étincelant.

 

le lagon

le lagon

 Celui-ci est formé par une barrière de falaises et des dunes; il doit avoir bien 3km de long. L’océan communique par deux, voire trois brèches, assez étroites, selon l’importance des marées.

Après une petite sieste, je me suis baigné malgré le fort courant dans le lagon qui se vide à marée descendante. Le soir, je commets l’imprudence de choisir le menu de « l’Araignée ». Imprudence, parce que l’on sert un repas pantagruélique:

-soupe

-salade marocaine

-1 douzaine d’oursins (excellents)

-tout un plateau de friture d’éperlans, de calamars et d’une sole (là, je commence à caler)

-Daurade de belle taille

-dessert

Le tout d’une fraîcheur impeccable. Je ne sais pas, mais j’ai eu du mal à m’endormir; la demie de Guerrouane y serait pour quelque chose?

2/09/09

 Le lendemain matin, promenade sur la plage. Les pêcheurs préparent déjà leurs filets.

on prépare les filets

on prépare les filets

 C’est la marée montante et les énormes rouleaux se brisent contre les rochers qui protègent le lagon.

la belle écume

la belle écume

et encore

et encore

A midi, vu la surcharge alimentaire d’hier soir, je me contente d’une assiette de crevettes-mayo; peu de mayo et un peu de ce bon pain marocain, le tout arrosé d’une bouteille d’Oulmès – eau minérale gazeuse venant du même coin que les vins de Guerrouane.

C’est après-midi, je voulais faire du quad et me baigner mais, ayant mal dormi la nuit, je préfère faire un complément de sieste.

3/09/09

Le petit déjeuner à l’araignée expédié, je pars pour une promenade « photo » le long du lagon jusqu’à la mer. Je vois deux ou trois familles sur la plage, c’est tout. C’est marée montante et les rouleaux essaient de forcer l’étroit passage du lagon, un spectacle sauvage! Les pêcheurs sont rentrés il y a déjà longtemps et démêlent et réparent leur filets avant de les sécher au soleil. Quelques bateaux sont en chantier: la plage aux pêcheurs!

bateaux de pêche

bateaux de pêche

A midi je mange sur la plage: une araignée grillée, des palourdes et des couteaux; un vrai délice !!!

une drenière avant de partir

une dernière avant de partir

30/08/09

Aujourd’hui, je continue mon voyage vers le nord. Mais avant…
Heureusement, cette vénérable institution qu’est la pâtisserie Drisse est déjà ouverte à 8h et je déguste un déjeuner de qualité dans un cadre calme avant de rejoindre ma voiture extra-muros.

Petite bagarre avec le laveur de voitures qui voulait son dû, lavé ou pas;  j’ai gagné de justesse…

La sortie d’Essaouira était un cauchemar: 25 km de chantier, ils mettent la route de Marrakech à 4 voies. Du coup, plus de pancartes du tout et je loupe l’embranchement de la route côtière. Je tombe à Ounara sur la grande route (N°1) qui mène à Casa. Elle est par bonheur bonne, roulante et très variée. On a par contre intérêt d’observer  les limitations de vitesse: des radars mobiles tout le long.

Vers la fin du parcours, j’ai le choix de joindre Safi par la grande route ou par la route côtière. L’approche de la mer est un spectacle! La petite route monte et descend, semblable à des vagues, jusqu’à rejoindre celles de la mer 15 km plus loin. Ici, les champs sont clos par de beaux murs en pierre sèche.

un beau mur en pierre sèche
un beau mur en pierre sèche

Après, c’est l’entrée dans Safi par le complexe chimique (phosphates et pétrole) au sud de la ville. Suivis par les conserveries (sardines).

 J’ai du mal à rejoindre l’hôtel Anis parce que la rue y menant est prise par le grand marché du ramadan – toute la journée pendant tout un mois.
Enfin je suis très confortablement installé à l’Anis. Avec un marché de rue gigantesque à ma porte.

A midi, au restaurant, je fais la connaissance d’un potier – Safi est une ville de poterie de renom – et je peux lui poser la question qui me trotte dans la tête: ma cuisine est carrelée d’anciens carreaux en ciment coloré. Ce carrelage est maintenant très abîmé et je ne pense pas qu’il soit récupérable. J’ai entendu dire que ce type de carrelage est toujours fabriqué au Maroc.
Effectivement, la réponse est oui et mon potier (Saïd) va me guider vers l’usine idoine. Sur place, j’apprends que l’on peut fabriquer ces carreaux à l’identique selon modèle ou d’après une bonne photo. Et cela ne coûtera pas très cher. Je suis drôlement tenté… Demain, quand l’usine sera ouverte, je pourrais voir des échantillons.
Pour le soir, j’ai encore rendez-vous avec mon potier. Il va montrer où sont les restaurants qui servent du poisson. On en trouve sur la corniche qui n’était pas encore aménagée lors de ma dernière visite (en fait, Safi s ‘est drôlement embellie, la visite du roi y serait pour quelque chose?).
Le poisson était de première fraîcheur: calamar, petites soles et des morceaux de raie; un régal! Et je rentre pour une bonne nuit, il est déjà très tard (le ramadan impose un rythme journalier un peu particulier).
Le lendemain, vers 10h, je vais visiter le quartier des potiers et voir les carreaux de ciment coloré. Hélas, le potier d’hier n’a pas d’échantillons à nous montrer. Du coup, on va voir quelqu’un d’autre. Il a des modèles en pagaille – quoique moins élaborés que ce qu’il me faut, mais il fabrique selon modèle et ceci à 2DH/pièce. Reste à voir le coût du transport.
Maintenant, les poteries. Au-dessus, il y a un marabout qui surveille:

marabout du quartier des potiers

marabout du quartier des potiers

On peut voir toutes les étapes depuis l’argile jusqu’au produit fini:

tour à pied

tour à pied

prêts à être enfournés

prêts à être enfournés

premier séchage

premier séchage

la décoration
la décoration
anciens fours

anciens fours

four moderne au gaz
four moderne au gaz

En conclusion, Safi estbien une ville qui mérite que l’on s’y  arrête: les belles fortifications, la vie dans les rues et l’excellent poisson que l’on sert sur la corniche.

 

D’Agadir à Essaouira.

J’arrive à me trouver un petit déjeuner de bonne heure sur la place du Talborjt. Au coup de 9h, je suis sur la route menant vers le nord.
Cette route est très variée: promontoires rocheux, battus par la houle, dunes et paisibles plages alternent avec des petits champs et quelques bananeraies. Les vues sur l’océan sont superbes!
Au bout d’env. 100Km, le caractère du paysage change et c’est l’arganier qui commence à dominer en approchant d’Essaouira. Les arganiers, ressemblants plutôt à des arbustes, occupent toutes les collines-les formations rocheuses plus au nord ont été remplacées par un relief plus doux.

Les gens de cette région ont bien saisis l’apport financier des produits de l’arganier depuis que l’huile d’argan est devenue à la mode: on voit maintenant des coopératives d’argan dans tous les villages.
La petite histoire que l’on raconte aux touristes comme quoi les fruits d’argan doivent passer par le canal digestif des petites chèvres qui grimpent dans les arbres est tout à fait fausse de nos jours. D’abord, il n’y a pas assez de troupeaux de chèvres pour satisfaire la demande d’huile culinaire ou cosmétique et puis on m’a expliqué que l’on laisse « pourrir » les fruits pendant tout l’hiver après la récolte et les enveloppes se séparent facilement des noyaux renfermant l’amande. Je pense même que ce processus est maintenant mécanisé.
Néanmoins il reste qu’il faut casser les noyaux pour extraire l’amande, la torréfier (on ne torréfie pas les amandes destinées à l’usage cosmétique) et presser, opérations plus ou moins manuelles.

Essaouira.

Cette ville, autrefois charmante, s’est considérablement agrandi depuis ma première visite en 2002. Sûr, la vieille ville avec ses remparts, sa médina et son mellâh et le port de pêche et les chantiers semble toujours intact et en activité, mais le tout est « enrobé » d’une épaisse couche de « chasse au touriste ». Toujours plus cher pour toujours moins de services. Et ça commence au parking…
Je vais m’employer tout de même à retrouver le charme d’antan.

J’ai pu avoir une chambre à l’hôtel Smara, directement sous les remparts de la scala. Et, en ce moment, je suis entrain de taper ma petite histoire sur la terrace qui donne sur la scala de ville, le port et les îles poupouraires. Ça au moins est encore comme avant!

la côte vue depuis la scala

la côte vue depuis la scala

Voyons voir la médina. Il n’y a pas trop de changements.

rue de la médina

rue de la médina

C’est vrai, dans cet espace confiné, on ne peut que restaurer ou alors démolir et refaire à neuf. Ce n’est pas le cas, bien que une réfection des infrastructures me semble indispensable pour éviter l’insalubrité…
Par contre le mellah, lui, a été mis à terre pour la moitié et des grands chantiers commencent. C’est vrai, cette partie de la ville était carrément croulante.

le mellah éventré

le mellah éventré

A midi, je me suis laisser faire par les arnaqueurs de grilleurs de poissons et autres fruits de mer qui ont leur quartier à l’entrée du port. C’est un peu cher, mais la fraîcheur y est! Si seulement ils pouvaient améliorer tant que peut ce qui est contact avec le client: rude et tellement bruyant que l’on a du mal à manger en paix.
Promenade obligée dans le port.

l'entée du port

l'entrée du port

petits bateaux

petits bateaux

bateaux de pèche

bateaux de pèche

prêts à partir

prêts à partir

vue de la ville depuis le port

vue de la ville depuis le port

Ici, dans la cohue de la criée, on a essayé de me voler mon appareil photo. Vu son poids, je me suis immédiatement aperçu qu’il avait quitté ma poche. J’ai pu attraper aussitôt le malfrat, qui était tellement étonné de ma réaction rapide qu’il m’a laissé reprendre mon appareil sans résister avant de se fondre dans la foule en un seul bond. Ça c’est donc bien terminé…
demain je vais essayer de trouver encore quelques beaux sujets de photo et puis, ce sera le départ vers le nord: Safi et ses poteries.

la médina le matin

la médina le matin

médina

médina

Retour vers le nord, Tiznit, Agadir.


C’est le jour du départ vers le nord. J’ai l’intention de suivre la côte (et la fraîcheur bienfaisante…).
Peu après le départ, je prends un vieux monsieur en stop. Il a longtemps vécu en région parisienne et parle très bien le français, sauf qu’il est un peu dur d’oreille et qu’il faut lui parler dans la bonne. Il va à Tiznit, à 40km de là.
Donc, première halte: Tiznit.
Je compte faire le plein ici et expédier la fin de mon billet sur Mirleft. Il y a une gentille fille qui tient un Cyber bien connecté et ouvrant tôt le matin.
Tiznit est juste en train de prendre vie à notre arrivée. Je me gare sur la place El Mechouar, prends congé de mon pépère et profite de laisser ma voiture aux soins du gardien de parking/laveur de voiture (elle est encore couverte de la moitié du désert de Merzouga) et je m’enfonce dans le dédale de la médina. Tout est pimpant ce matin, la brume vient de se lever et il fait à peine chaud. Je profite pour faire le tour du marché du matin qui vient d’ouvrir tout juste.
Ma petite cybernétique est ouverte et j’ai vite fait mes ajouts/corrections du billet d’hier. Ça y est et je rejoins ma voiture étincelante-il est à peine 11h. Dans une heure je serai à Agadir.
Agadir.
J’entre dans Agadir par une nouvelle route qui part de Aït-Melloun décrivant une grande boucle et évite la traversée de cette bourgade ainsi celle d’Inezgane. Du coup je loupe l’arrêt prévu à Marjane, l’Auchan marocain et entre dans la ville par le côté port, au nord.
Maintenant commence la recherche de l’hôtel que j’ai prévu, le Bahia. Je dois quitter la voiture à un moment et continuer à pied. Le quartier du nouveau Talborjt est plutôt piétonnier. Je cueille un bon renseignement parmi les directions que l’on me donne: l’hôtel est à côté du cinéma « Sahara ». En désespoir de cause, je m’adresse à un policier qui me confirme que j’ai déjà le nez dessus! Hourra!!
Ma chambre est impec pour le prix de 200 DH, vite une douche froide et un restaurant (Ibtissam) en face du cinéma si longtemps cherché: super!!!
Longue sieste.
Le reste de l’après-midi est consacré à l’achat d’huile d’Argan et de miel de thym; tout se trouve sur le marché du nouveau Talborjt.

Agadir est une ville récente, ce n’est pas la peine de vous faire des photos…

Mirleft

Je quitte Taroudant tôt le matin – enfin vers 10h – le Ramadan étant survenu samedi, tout est très perturbé: pas de petit déjeuner pas de boutiques ouvertes, tout le monde dort encore. Ce qu’ils font tout de même bombance après la tombée de la nuit.

Pour le Ramadan, les gens mangent l’harira (soupe épaisse aux fèves, lentilles, riz et haricots secs;selon la région), des petites pâtisseries au miel, assez sucrées et des oeufs durs. Bref, tout le monde se couche tard…

Je tombe sur la côte un peu au sud d’Agadir et continue vers le sud. Voila Tiznit qui a repris saon activité habituelle, il est déjà midi, tout de même. Je romps, moi aussi, mon jeune imposé. Ca va mieux après!

Tisznit, aussi, possède une belle enceinte fortifiée. Peut-être trop bien restaurée à mon avis en utilisant des matériaux modernes à la place du pisé d’origine. Elle est dotée d’une place (place Al Mechouar) devant le souk des bijoutiers qui sert souvent aux spectacles de rue.

Je prends la route des plages, direction Aglou et Mirleft.

Comme fréquent à cette période de l’année, il y a une brume épaisse et l’air est presque froid: bienvenu après la chaleur des jours précédents.

Mirleft est un petit village en haut sur une falaise abrupte. Il faut rentrer dedanspour découvrir son vrai visage: c’est très animé.

Le principal attrait est une large rue avec des arcades où se trouvent bon nombre de magasins, hôtels et restaurants, laissant les locations de quad et de voitures etc à la route Aglou/sidi Ifni qui est sans intérêt.

rue principale

rue principale

marché2

de quoi faire des tagines

de quoi faire des tagines

Je trouve une petite chambre à l’hotel Abertih. On y est bien reçu! Repos.

Plus tard dans l’après-midi, je vais à la plage qui se trouve au nord du village avec accès parune vallée verdoyante.

En chemin: tiens, ils ontmême un club de culture physique!

club

club

le jardin de Mirleft

le jardin de Mirleft

vue de la plage

vue de la plage

une plage assez sauvage

une plage assez sauvage

Il y a très peu de monde.  On m’a dit que les gens en vacances rentrent chez eux pour le ramadan …

En rentrant, je charge deux ravissantes jeunes filles qui font du stop pour regagner le village.

Elles habitent tout près de mon hôtel et m’invitent chez elles où je rencontre la mère et la grande soeur. Il est déjà assez tard pour prendre le thé, ramadam oblige..

On se donne redez-vous pour visiter la plage du « marabout » (un saint y a sa tombe) le lendemain.

La plage du marabout.

C’est une très jokie plage avec un immense rocher au milieu.

plage du marabout

plage du marabout

plage du marabout

plage du marabout

les filles dem'Hamid

les filles dem'Hamid

Après une bonne baignade, nous décidons d’aller faire un tour à Sidi Ifni, quelques km au sud. C’est une ville de conception espagnole, un peu décatie.

Nous visitons la place d’espagne, l’esplanade et le zouk. C’était l’orgie des achats…

Voilà toute la famille qui passe des vacances sur la côte:

toute la famille à Sidi Ifni

toute la famille à Sidi Ifni

Après cette belle journée, on rentre à Mirleft.

Demain je vais prendre la route le long la côte vers Agadir.

La route vers Agdz

Je vais maintenant quitter le grand sud en prenant une petite route longeant l’atlas de son côté sud. Le paysage est dominé par le caractère rocailleux de l’erg ou encore hamada. C’est un désert à cailloux noirs et, s’il n’y avait pas de temps en temps un oasis, assez désolant.

On passe par Alfni, Rissani, Tazzarine, N’Kob et rejoint  la vallée du Draâ que l’on remonte jusqu’à Agdz .

A Agdz, stop de réhydratation et pour manger un peu.

Ensuite, je m’engage sur une petite route, toujours au bord sud de l’Atlas, direction ouest. On passe une importante exploitation minière (nickel, molybdène) avant de remonter un peu vers Tazenakht, la ville des tapis.

Ici je passe une nuit (un peu bruyante, camions entre Ouarzazate etAgadir). Enfin l’hotel est correct et on y est bien reçu.

Route entre Tazenakht et Taroudant

Cette route, orientée également est-ouest, offre des paysages bien différents du jour précédent: beaucoup d’oasis riches et exploitations agricoles. On dirait verdoyants si l’été n’avait pas « brûlée » la plupart des coteaux. En hauteur on dévine, plutôt que les voir clairement, des villages fortifiés:

village fortifié

village fortifié

Bientôt on approche la région de Taliouine, renommée pour sa production de safran.

Cette fleur (krokus sativus Linnei) est ici cultivée à env. 1000m. La région fournit env. 7t par an, en 4ième place de la production mondiale. Les vallées autour de Taliouine sont très plaisantes: au nord, l’atlas et au sud l’antiatlas.

vallée du safran

vallée du safran

Un arrêt à la coopérative du safran impose!

J’achète quelques grammes et, surtout, je goûte au fameux thé au safran, servi par une charmante fille qui tient la boutique.

Taroudant

Je poursuis ma route vers l’ouest direction Taroudant. Cette ville est l’origine de la dynastie Saadienne. Elle a conservée comme par miracle son imposante enceinte qui renferme une medina très animée et deux grands souks imbriqués à souhait.

Je m’arrête à l’hotel Taroudant que je connais d’une visite antérieure. Je mange un petit quelquechose et remonte dans ma chambr: la chaleur est devenue écrasante…

Un incident me tire de ma stupeur: il y a hier, déjà, je trouvais une drôle d’odeur à ma valise. Maintenant je sais: une souris crevée! Elle à dû se perdre entre la garniture et la structure. Elle en est morte, la pauvre. Evidemment, tous mes vêtements sont imbibés de cette odeur de mort…Je nettoye, désodorise et aère: ça va le faire, j’espère.

Après cette mini-catastrophe, j’avoue que je n’ai plus eu le courage de prendre des photos de la ville – je vais fouiller dans mes archives et les ajouter plus tard.

route vers Merzouga

un peu à regret, je quitte le calme de mon riad « préféré » et m’engage sur la route d’Erfoud et puis vers Rissani et Merzouga. Ici on approche le véritable désert. Les dunes du Chebbi sont sans doute les plus pittoresques du sahara marocain.

Hamou, des gorges du todra, m’a donné l’adresse d’une famille dans un village, juste avant Merzouga: la famille Ouala à Hassi Labied. Leur fils, Moha, mène des touristes comme moi à dos de dromadaire dans le coeur du Chebbi pour y passer une nuit à la belle étoile. Nous partons le jour même sur le coup de 18h.

Je ne raffole pas trop des promenades à dos de dromadaire – ma hanche rouspète un peu à cause de l’écartement inhabituel; et puis, c’est très lent.

le chebbi

le chebbi

Mon dromadaire n’est pourtant pas si lent que cela et nous rejoignons une caravane de 6 filles guillerettes après une heure.

une caravane sympa
une caravane sympa

Nous resterons ensemble jusqu’à l’arrivée à nos campements respectifs.

pittoresque!

pittoresque!

Arrivés à notre campement, Moha nous fait d’abord du thé, obligé. Ensuite il s’occupe à nous préparer un tagine monstre pour laquel deux gars de Wales nous joignent.

En attendant, la nuit tombe et on discerne au fur et à mesure de l’obscurité, de plus en plus d’étoiles: le ciel est un spectacle extraordinaire ici. J’observe, ravi, ce spectacle couché sur mon dos .

La nuit à la belle étoile apporte un peu de fraîcheur, mais pas assez…

On prévoit se lever vers 5 h pour admirer le lever de soleil.

en attente du lever

en attente du lever

Mon dromadaire, aussi, est déjà debout. Quoique un peu entravé…

mon dromadaire

mon dromadaire

Hélas, le matin pointe et le ciel est un peu couvert, donc pas de lever de soleil extraordinaire. Les premières caravanes commencent le retour.

caravane au petit matin

caravane au petit matin

Il est prévu de prendre le petit déjeuner au retour dans le village, je commence à avoir faim.

De retour à Hassi Labied, on me montre ma « demeure », une maison en pisé, magnifiquement décorée à l’intérieur. Il ne manque de rien: réchaud, frigo, une immense chambre aérée, douche, WC  et ventilo.

Je passe le reste du jour à me reposer et me rafraîchir.

Le soir, je fais un petit tour à Merzouga à quelques km d’ici. Rien à signaler, mon village est tout de même plus sympa.

Ce soir, je vais manger avec ma famille; on prépare un couscous. Il sera servi en plat unique pour toute la famille, gigantesque. Je pense qu’il y a un poulet entier sous les légumes. C’est étonnant, mais tout ce plat géant a fini par disparaître.

Après quelques tranches de melon, cultivé aux abords du lac voisin, je prends le chemin de mon lit à quelques mètres de là.